Lot 3
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Comtesse DU BARRy

Comtesse DU BARRY, Jeanne Bécu de Cantigny, Mademoiselle de Vaubernier.

Célèbre maîtresse de Louis XV, née à Vaucouleurs en 1743, elle fut guillotinée le 7 décembre 1793.

Magnifique album regroupant un ensemble de documents concernant la comtesse Du Barry dont plusieurs lettres autographes signées de celle-ci, l’une adressée à son amant, Lord Seymour, ambassadeur d’Angleterre en France. Tous ces documents sont réunis dans un plein maroquin vieux rouge de réemploi, comportant une large dentelle d’encadrement sur les plats et un dos richement orné. Les tranches sont dorées et tout l’album est monté sur onglets.

On trouve ainsi, après une généalogie des Barry, famille issue du petit village de Lesvignac, à trois lieue de Toulouse (4 pages manuscrites de la fin du XVIIIe siècle), une lettre autographe signée de la comtesse, adressée à M. Buffault, de Louveciennes, le 16 octobre (1780). Lettre des plus curieuses par son orthographe dans laquelle elle le remercie de l’offre qu’il lui fait, de lui envoyer un sac de 1.200 livres par semaine. «J’ai tant de gens qui demande et si peu à leur donner, qu’il faut les contenter ... je vous et attendu Mercredi toute la pré Midi. J’espère avoir bientôt le plaisire de vous voire.» (une page in-8 avec adresse). Suit ensuite une magnifique lettre autographe, non signée, adressée de toute évidence à son amant, Lord Seymour, comte de Gloucester, en 1779 ou 1780. La lettre, d’une grande tendresse, porte la mention finale «Mercredi à Minuit». Auparavant ses mots étaient «il est doux Monsieur de vous aimer, mais bien plus doux de vous le dire. Adieu, je suis pour la vie à vous» (une page in-8).

On trouve encore un billet autographe signé, daté du 10 octobre 1780, priant M. Buffault de payer au marchand de toiles Gilbert, la somme de trois mille livres, en accompte de ce qu’elle lui doit. Le billet porte, au dos, la mention «Reçu», signée de Gilbert. Enfin une pièce autographe, rédigée de la main de la comtesse Du Barry, le premier avril 1784, donne un état des dépenses et des sommes à payer par la comtesse à ses gens ou pour différents travaux et achats.

Ce dernier autographe est accompagné de plusieurs pièces, également autographes, concernant les travaux des gens au service de la comtesse et les reçus donnant les sommes d’argent distribuées par la généreuse comtesse et distribuées par ses argentiers que furent MM. de Montvallier, Buffault, Salanave et Noël. On trouve ainsi une pièce autographe formant quittance, signée par le sculpteur Métivier, en réponse aux travaux de sculptures qu’il avait entrepris pour le compte de la comtesse Du Barry, en son palais de Louveciennes, à partir de 1770 avec son compère Feuillet. Le reçu porte les dates du 9 février et du 13 avril 1774 et forme une page in-4; deux pièces autographes formant «États des appointements des gens de la Bassecour» pour février et mars 1774. Ils sont signés par la femme Demahaut, femme de charge de la comtesse qui reconnait avoir reçu ses gages, en février et mars 1774; deux états des frais de concierge de janvier à mars 1774 avec quittances et reçus, signés du concierge Guérin; un état des gens d’écuries pour le mois de février de la même année, avec reçu daté du 12 mars, signé par Delorme; un reçu signé par le responsable des gens d’office de la comtesse Du Barry, en date du 9 mai 1774; sept quittances signées par M.F. Delaunay, veuve Bécu de Montigny, pour les pensions alimentaires, les loyers et les pensions extraordinaires, payés par la comtesse Du Barry, en sa faveur, du 27 octobre 1775 au 1 octobre 1777; un reçu signé par F. Luxembourg pour la pension versée en faveur de sa fille par la comtesse Du Barry, en juin 1776, ainsi qu’une lettre autographe signée de celle-ci, adressée à M. Noël, le 27 juin 1776, réclamant une pension dont elle a tant besoin (1 page 1/3 avec adresse); un billet signé par M. et Mme de Morgau à propos de la clause du bail passé entre eux et la comtesse Du Barry, suite à la location de Maison Rouge, maison de campagne, proche de Louveciennes, louée à ceux-ci mais dont ils ne peuvent assumer le règlement de la moitié des impots, et qu’elle prend intégralement à sa charge en date du 10 avril 1792. Le billet est suivi d’une lettre autographe signée du député Cosigny, adressée à la comtesse Du Barry, celui-ci désirant voir et éventuellement acquérir la maison de Maison Rouge, dont la comtesse cherche à se séparer. La lettre est datée du 21 août 1793, quelques mois avant sa décapitation; enfin une quittance signée de Rondeau, le 12 novembre 1792, pour ses frais rendus à l’office.

On trouve encore une lettre autographe signée de Nathaniel Parker-Forth, diplomate et homme politique britannique qui joua un rôle prépondérant dans l’affaire du vol des bijoux de la comtesse, écrite en anglais, en réponse à la lettre adressée à la comtesse Du Barry, le 12 avril 1791 : «My Lady, I am this moment commanded by the Countess Du Barry to express her regret at not being able to have the honor of waiting on your Ladyship this evening to the Ball and to which you were so good to invite her».

Enfin, une très jolie gravure en couleurs de Bellet d’après Testard d’une vue du pavillon de Lucienne [Louveciennes], près de Marli, appartenant à Madame la comtesse du Barry précéde tout cet ensemble et orne le début de l’album.

Une seconde partie, reliée à la suite, suit cet ensemble de documents sur la Comtesse Du Barry.

Il s’agit des documents concernant l’histoire du célèbre buste de marbre exécuté par Augustin Pajou (1730-1809), sculpteur royal, représentant la duchesse Du Barry.

Cette réunion de lettres, documents et certificats, des différents possesseurs de l’oeuvre, permet d’avoir une remarquable traçabilité de ce buste. En outre, on trouve le manuscrit de l’étude que Georges Giacometti a fait sur le buste, daté de 1917 et qu’il fera éditer en 1930 chez Morancé.
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