[Carnet de route – Expédition d’Egypte]

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[Carnet de route – Expédition d’Egypte]

Carnet de route manuscrit, inédit, tenu par un soldat de l’Armée Française lors de l’Expédition d’Egypte.

Ce journal, rédigé au jour le jour par un citoyen du nom de Monari, certainement d’origine corse, raconte les péripéties de l’Expédition napoléonienne de 1798 à 1801.

Militaire attaché à l’État Major particulier de Bonaparte, Monari fut sous les ordres du Général Corse Antoine Philippe Casalta dit Darius, puis du Général Charles Henri de Belgrand de Vaubois, commandant de l’île de Malte qui capitula devant les Anglais le 3 septembre 1800.

Le citoyen Monari raconte qu’il embarqua le 15 mai 1798 à bord du vaisseau Assomption pour rejoindre le convoi de l’escadre de Toulon au large de l’île de la Madelaine, tenue par Casalta. De là, il s’embarque en qualité d’ « employer de l’État Major » à bord du Trois-Ponts Orient, commandé par le Corse Luc de Casabianca sur lequel se trouve Bonaparte, Général en Chef de l’Expédition.

L’auteur poursuit la description de la croisière en faisant état des vents, des chasses aux corsaires anglais ou encore de l’inspection que Bonaparte fit à bord du navire.

Il raconte la vie sur le bateau jusqu’à Malte, en passant par la Sardaigne et la Sicile, il conte le débarquement sur l’île, le 20 prairial, les combats et la reddition de La Valette le 24, ainsi que les mesures prises par Bonaparte qui s’en suivirent, telles que les réquisitions, les fermetures des églises et la dissolution de l’Ordre de Malte.

On apprend que c’est à partir du 2 messidor que Bonaparte et son armée du Levant poursuivent l’Expédition vers l’Egypte, qui est en vue le 9 du même mois. Les 4 000 hommes débarquèrent dans la nuit du 13 messidor, accompagnés de l’État Major de Bonaparte, débutant la conquête par quelques escarmouches. Resté à bord, le narrateur apprendra la chute d’Alexandrie le 14 messidor, date à laquelle il est nommé par Bonaparte garde-magasin avec son compagnon corse Pasqualini. C’est à partir du 19 messidor qu’il raconte que débutent les longues marches dans le désert par étapes jusqu’aux rives du Nil, mettant en relief les souffrances des troupes dues à la chaleur, à la soif et aux harcèlements de la cavalerie des Mamelouks dont les techniques de guerre sont évoquées. Il décrit les combats sur le Nil puis le 3 thermidor, la bataille des Pyramides devant Le Caire, qui fera parmi les arabes 1200 tués, gisant sur le champ de bataille.

Monari suspend la relation de l’Expédition à partir du 14 thermidor, à l’annonce de la destruction de l’escadre française au large d’Aboukir, qui verra son navire Orient couler par l’Amiral Nelson et apprendra la mort de son commandant, Luc de Casabianca, et de son fils, tué à ses côtés le 1er août 1798.

La narration reprend le 10 ventose de l’an 9 (mars 1801) au moment du débarquement des Anglais, et se poursuit avec le récit du siège de la garnison du Caire, évoquant au passage la bataille de Canope, puis la capitulation de Menou avant l’embarquement et le rapatriement des troupes françaises sur Toulon et Marseille en décembre 1801.

Le manuscrit est formé d’un petit cahier in-12 de 24 pages, sans couverture. Le texte, rédigé à l’encre noire, est très lisible, comporte de nombreuses ratures et corrections. Les premier et dernier feuillets ont subi quelques déchirures ne gênant en rien la lecture du texte. D’autres feuillets sont très légèrement cornés. L’ensemble reste toutefois en très bon état.
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