Copie manuscrite des Châtiments de Victor Hugo

Lot 21
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Copie manuscrite des Châtiments de Victor Hugo

Copie rédigée par un proche du poète, certainement son fils François-Victor, sur 309 pages de feuillets doubles, margés à gauche au crayon. Le texte, a été écrit à l’encre noire, d’une écriture très appliquée, comportant que peu de ratures, celles-ci dues à des erreurs d’inattention.

Il est tout de même curieux de trouver certaines différences entre le manuscrit et le texte édité en 1853. En effet, la partie 4 du Livre I, intitulée «Aux morts du 4 décembre», a été oubliée par le copiste qui l’a replacée quelques pages plus loin, le livre 7 est devenu le Livre 17, la date de la septième partie du livre 7 a également disparue enfin le premier vers de la dixième partie du Livre 7 débute, dans la version éditée par «Quand l’ennuque règnait à côté du César», alors qu’à l’origine, le manuscrit d’Hugo disait «Quand l’Empereur règnait à côté du César». Enfin, l’on retrouve aussi quelques petites différences dans les Notes, et la Table est quelque peu différente.

Le manuscrit est suivi d’un certain nombre d’autres copies manuscrites de documents, rédigées de la même main, concernant le même sujet que celui des «Châtiments», largement hostile à l’empereur Napoléon III. On trouve tout d’abord le Discours de Victor Hugo pour la discussion du projet sur l’enseignement, formé de 17 pages, puis la copie de la célèbre lettre adressée par le Comité de la commune révolutionnaire de Félix Pyat, Rougée et Jourdain, à la Reine d’Angleterre, le 22 septembre 1855, formée de 27 pages et dans laquelle les émigrés français, par la voix du comité, s’indignaient de la visite de la reine Victoria, en France, reçu par Napoléon III. On trouve encore le discours du citoyen pamphlétaire Talandier lors du meeting du 24 février 1855 à Londres et la satire politique de Victor de Laprade, «Les Muses d’Etat». Enfin suivent, rédigés d’autres mains, divers pamphlets, satires et documents.

En outre, se trouve inséré à la fin du manuscrit une lettre autographe signée de Victor Hugo adressée à l’écrivain Hector Malot, datée du 16 décembre (1859) en remerciement des élogieux écrits que celui-ci avait fait paraître à propos de la traduction des oeuvres de Shakespeare que son fils François-Victor avait récemment donnée. La lettre forme deux pages in-12.

Deux autres lettres autographes et signées par François-Victor Hugo accompagnent ce manuscrit. La première, datée du 7 juillet 1861 , est envoyée du 51 Campbell Terrace, Bath Street, à Saint-Hélier sur l’île de Jersey. Elle est adressée à un interlocuteur, à qui il avait été promis un portrait de Victor Hugo, comme il avait coutume d’en offrir. Elle nous apprend aussi que Hugo enfermé à Waterloo est sur le point de terminer ses «Misérables». Dans une seconde lettre adressée d’Hauteville House, le 3 janvier (1862), peut-être à Albert Glatigny ou à Albert Carjat, François-Victor regrette l’impossibilité de donner la priorité à un nouveau journal, peut-être «Diogène», pour avoir la primeur de la publication des «Misérables». Chacune des deux lettres forme deux pages in-8.
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